A trois jours du tirage au sort de la CAN 2015 (3 décembre à Malabo) qu'organisera au pied levé la Guinée Equatoriale, on tire la sonnette d'alarme. Le sélectionneur africain est une espèce en danger. Sur les seize techniciens qui officieront dans les stades équato-guinéens il n'y aura que trois Africains. Un record !

Le spectacle des coachs sur le bord de la pelouse fait partie intégrante des matchs de football de haut niveau. La CAN 2015 qui se jouera du 17 janvier au 8 février ne verra pas beaucoup de de sélectionneurs africains s'exprimer aux abords des bancs de touche. L'Afrique du sud, la République démocratique du Congo et la Zambie sont les seules nations à avoir fait confiance à un technicien du pays. Pour le reste, les Européens (et un Israélien) occupent cette fonction haut combien importante dans le dispositif d'une équipe professionnelle. Ils sont au nombre de treize. Du jamais vu !

 

La preuve (cliquez sur la photo pour agrandir) :    

            coachs en can

 

 "De plus en plus de personnes entraînent en Europe" et ça devient compliqué de trouver du travail.

Joseph-Antoine Bell, l'ancien gardien de but de la sélection camerounaise et consultant pour RFI (retrouvez les propos de Bell et l'article de rfi.fr ici) ne mache pas ses mots pour expliquer cette deferlante sur les bancs de touche africains : "En Afrique, un Européen remplacera un autre Européen. Eux, ils ont le droit d’être mauvais. Les entraîneurs africains, non. On le vire quand il a été mauvais, et parfois même lorsqu’il a été bon, pour prendre un Européen derrière. C’est donc un problème de mentalité."