A Belo Horizonte, l’Allemagne balaye le Brésil 7 buts à 1 et se qualifie pour la Finale. Une raclée historique subie par le pays hôte qui était tout simplement indigne d'une demie finale de coupe du monde.  

Les Allemands ont littéralement marché sur les Brésiliens, leur infligeant leur plus lourde défaite en coupe du monde. Non pas qu’ils aient été exceptionnels, mais parce que le Brésil a été ridicule. A la demie heure de jeu, cette demie final tant attendue était pliée. Le score de 7 buts à 1 reflette parfaitement cette rencontre qui aurait pu se terminer sur un score de 10-0. La Manschaft participera dimanche prochain à sa septième finale et tentera de remporter sa quatrième coupe du monde.

Mais revenons au Brésil, ce favori démonté en pièce à l'Estadio Minearao de Bello Horizonte. Depuis le début de la compétition le Brésil était dans le déni. Nous, supporters africains des Auriverde, étions également dans le déni. Un déni de la médiocrité de cette équipe. Il est aisé de parler aisni après la cuisante défaite de mardi soir me diront certains. Mais les signes d’une déception pointaient dès le match d’ouverture contre la Croatie. Personne n’aurait parié sur un tel score, mais nos mises en garde de « scribouillards » contre les carences de cette équipe étaient bien réelles. Le Brésil et ses fans du monde entier vivaient dans le déni. Une Allemagne impériale les a soudain ramenés à la réalité.

L’absence du métronome des lignes arrières et capitaine Thiago Silva s’est fait ressentir dès le début du match. Cette équipe ne communiquait pas, avait un placement inexistant : David Luiz se prenant pour un meneur de jeu et Dante, censé remplacé l’immense Thiago Silva, se perdait sur les ailes. Que dire d’un Marcello volontaire mais loin d’être irréprochable sur les buts allemands ? Jouer une demie finale de coupe du monde sans défense est suicidaire. Luiz Felipe Scolari s’est suicidé. La charnière David Luiz-Dante a été en dessous de tout. Aucun argument défensif donc. L’équipe n’était pas mieux lotie sur plan offensif. Avec Fred comme fer de lance, jouer à 10 aurait été pareil. Et que dire de l’absence de Neymar. Le feu follet du Barca qui tenait l’équipe offensivement a cruellement manqué aux siens. Car aucun joueur sur le terrain (ni Oscar, ni Bernard) ne pouvait tenir le ballon et tenter d’organiser un minimum le jeu.

Avec cette cuisante défaite, le football brésilien est ringardisé par le professionnalisme de la préparation physique et tactique de l’Allemagne. Il aura du mal à s’en remettre. C’est aussi l’échec de Luiz Felipe Scolari, le sélectionneur qui disait qu’il « mourrait avec ses idées ». Son obstination à garder des joueurs alors que ceux-ci ne donnent pas satisfaction sur le terrain fait partie de cette « têtutesse » qui l’aura perdu. Il y a aussi cette sensation d’impréparation totale qui était criante sur le premier but allemand concédé sur corner. N’y a-t-il pas eu de séances vidéo pour montrer aux joueurs que les phases arrêtées étaient une des nombreuses forces de l’adversaire du jour ? Pas de causerie d’avant match pour haranguer des joueurs qui semblaient abandonnés à eux-mêmes ? A vouloir mourir avec ses idées, « Felipao » a creusé lui-même sa tombe sportive.  

Il ne faut exclure dans cette élimination les aspects sociaux et politiques. Avant l’ouverture du tournoi, les « anti-coupe du monde » se sont fait entendre. Depuis le début de la compétition, une certaine trêve a été respectée… Mais aujourd’hui que le Brésil est sorti de SA coupe monde, que se passera-t-il ?

A demain pour un Argentine vs Pays-Bas que je souhaite plus équilibré que cette parodie de foot à laquelle nous avons assisté hier soir.