Algériens et Nigérians n’ont pas démérités dans ces quarts de finale opposant l’Afrique à l’Europe. Ils quittent la compétition la tête haute mais avec une certaine amertume contre l’arbitrage du côté des Super Eagles.

Les Algériens n’ont pas de regret à avoir, ils ont été battus à la régulière par une équipe d’Allemagne surestimée depuis le début de la compétition. La Manschaaft n’a dû son salut qu’au manque de réalisme des Fennecs. Rapide, précise et menant à merveille ses contre-attaques, l’Algérie avait de quoi mener au score à la pause, à l’heure de jeu ou encore à la fin du temps règlementaire. Ni Islam Slimani, ni Saphir Taider n’ont concrétisé les occasions qu’ils s’étaient procurés. Malheureusement pour eux ! Car les joueurs de Joachim Lowe, qui s’obstine à copier le jeu de passes développé par le Bayern de Pep Guardiola, ont également eu leurs chances… dans les prolongations. Dès l’entame des 30 minutes additionnels Andre Schurrle donne l’avantage aux Européens. En toute fin de match Mezut Ozil double la marque. La réduction du score d'Abdelmoumene Djabou n’est alors qu’anecdotique. La déception de Sofian Feghouli, la tristesse de El Arabi Soudani ou les larmes de Vahid Halilodzic n’effaceront pas la qualité de la prestation livrée par les Algériens au Beira-Rio de Porto Alegre, dans l’extrême sud du Brésil. Dans quelques jours,  ils seront accueillis à Alger en héros pour avoir hisser la sélection nationale parmi les seize meilleures équipes du monde. Un exploit inédit pour la Khadra.

Faveurs arbitrales

Dans la rotonde du Stade Nacional Mané Garicncha de Brasilia, la France, tombeuse du Nigeria, est passée tout près de la correctionnelle. Durant une heure, les joueurs de Didier Deschamps ont été pris à la gorge. Au point de concéder un but (refusé) à la demi-heure de jeu. Le hors-jeu était limite. Et on peut dire sans honte qu’on a vu des buts validés plus scandaleux que celui-là… Mais le tournant de ce huitième de finale aura été la sortie sur blessure de Ogenyi Onazi, le métronome du milieu de terrain nigérian. Son absence a complétement distendu les lignes et désorganisé l’entrejeu des Africains qui avait pris le dessus sur celui de la France. La cheville d’Onazi a tout simplement été écrabouillée par Blaise Matuidi. Le milieu de terrain du PSG n’écope au final que d’un carton jaune. Pour comparaison, le rouge d’Antonio Valencia (contre la France) suite à une faute sur Lucas Digne était moins grave. L’expulsion de l’Italien Marchisio qui se frotte la semelle sur un genou uruguayen était de loin plus discutable que celle dont aurait dû faire l’objet le joueur français d’origine congolaise. Et que dire des coups à répétition de Pogba contre le Honduras, de Giroud contre la Suisse ou encore de Sakho contre l’Equateur ? Autant de faits de jeu à l’avantage d’une seule équipe me scandalisent. Même le Brésil, que l’on croit être protégé par les arbitres, n’a pas bénéficié d’autant de mansuétude (même si Thiago Silva méritait un rouge contre le Mexique lui aussi). Après cette mascarade de l'arbitre brésilien, la mainmise des Bleus sur le match a conduit à l’ouverture du score par Paul Pogba.

Les propos d’après match de Stephen Keshi, le coach du Nigeria, qui dénonçait « un parti pris de l’arbitrage » ne sont pas dénués de sens.

Autant les Fennecs ont été sortis à la régulière, autant les Aigles ont été purement et simplement volés !

A demain.