Des Brésiliens poussifs éliminent le Chili à Bello Horizonte. Des Colombiens magistraux mettent fin aux derniers espoirs des Uruguayens au Maracana. Les deux premiers quarts de finale ont offert suspens et beau jeu.

A quelques centimètres prés, l’attaquant chilien Pinilla aurait pu faire basculer tout un pays dans le chaos. Dans les ultimes secondes de la prolongation, Julio Cesar le portier brésilien voit la puissante frappe du Chilien s’écraser sur sa transversale. A ce moment, son destin de héros du match était déjà écrit. Quelques minutes plus tard il stoppe avec fermeté deux tirs au but chiliens et voit le troisième s’échouer sur son poteau gauche. JC pouvait enfiler sa tunique de sauveur.

Voilà ce que l’on doit retenir de cette rencontre durant laquelle les outsiders ont crânement défendu leurs chances et les favoris brésiliens ont déjoué une nouvelle fois. Les errements constatés au premier tour on ressurgit après l’ouverture du score des locaux sur le CSC de Jara à la 18ième minute. L’égalisation du « Barcelonais » Alexis Sanchez matérialisait au mieux les carences défensives brésiliennes. Un Dani Alves loin de ses bases, un André Luiz trop léger au marquage et un Thiago Silva obligé de se découvrir . . .  

On a appris en suivant les grandes compétitions que la baraka est l’allier des futurs champions…si elle ne change pas de camp en cours de route.

Rodriguez deux fois

Dans la soirée, la Colombie a donné un récital de football au monde entier. Face à des Uruguayens encore hagards suite à la suspension de Luis Suarez, les Cafeteros ont maîtrisé le match de bout en bout avec un doublé de James Rodriguez qui n’a pas usurpé son titre de meilleur joueur du premier tour. Le premier de ses deux buts est une œuvre d’art : au 20 mètres,  le « Monégasque » contrôle de la poitrine dos au but et reprend d’une volée limpide et puissante qui va se loger sous la barre de Muslera. Un équilibre parfait conjugué à un positionnement intelligent. Le second est un exemple du genre dans la construction collective : l’ailier Jackson Rodriguez centre au second poteau. Alors que la plupart des joueurs auraient tenté de catapulter le ballon dans les buts, le fantasque Cuadrado remise en retrait pour Rodriguez parfaitement placé et démarqué aux 6 mètres. Le match est plié.

Les Colombiens iront à Forlalezza, dans le nord du pays, défier les Auriverde sans aucun complexe dans leur quart de finale. Les Brésiliens, quant à eux, seront obligés de hausser leur niveau de jeu pour contrer les hommes du sélectionneur Pekermann… Sauf si la baraka en décide autrement.