Il se passe de belles choses dans cette coupe du monde. Des buts à la pelle (12 réalisations encore aujourd’hui), des matchs ouverts dans lesquels les équipes cherchent à gagner et ne calculent pas, de beaux stades et une ambiance festive attendue. Ivoiriens, Costariciens, Colombiens et Italiens ont été les gagnants de cette journée.

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Autant la victoire des Néerlandais sur l’Espagne était une petite surprise, autant la ballade costaricienne face à un demi-finaliste de la dernière coupe du monde, l’Uruguay, a été un coup de tonnerre dans le groupe D. Une victoire nette, sans bavure et sur un score flatteur de 3 buts à 1 d’un des petits poucets de la compétition. En seconde période Campbell, Duarte et Urena ont répondu à l’ouverture du score de Cavani . Les grands gabarits défensifs conjugués aux manieurs de ballons du milieu de terrain ont contrecarré les plans d’Oscar Tabareze, le coach uruguayen. Les joueurs d’Amérique centrale ont donc fait trébucher, dans le super stade de Fortaleza, un des trois champions du monde de la poule. Espérons pour eux qu’ils ne calculeront pas face à l’Italie et à l’Angleterre.

Au cœur de la forêt amazonienne, à Manaus, avec 80 % d’humidité, Anglais et Italiens nous ont offert un rencontre de haut niveau. Un vrai match de coupe du monde. Les Transalpins de Cesare Prandeli s’imposent 2 buts à 1 et tiennent la corde avec les Costariciens dans ce groupe de la mort plus qu’indécis.

. . . et Drogba est arrivé.

Dans la nuit de Récif, la Côte d’ivoire, malmenée par des tirages au sort très compliqués lors des coupes du monde 2006 et 2010, affrontait le Japon. Deux surprises dans la composition d’équipe ivoirienne : la titularisation du « Toulousain » Serge Aurier et l’absence de Didier Drogba que le sélectionneur Sabri Lamouchi a préféré laissé sur le banc. Dans cette opposition de style, les Samouraïs bleus ont surpris les Eléphants dès la 10ième minute par l’intermédiaire de la star nippone Keisuke Honda. Après ce but et dans des conditions climatiques exceptionnelles (26 degrés), le capitaine Yahya Touré et ses coéquipiers ont squatté le ballon sans trouver la faille dans les lignes arrière japonaises. Jusqu’à l’heure de jeu et l’entrée du sauveur Didier Drogba. Comme un dopant psychologique, les deux actions qui ont suivi son entrée ont amené des buts. Deux phases de jeu jumelles : centre sur le côté droit d’Aurier, coupé de la tête par Bony pour le premier but et par Gervinho pour le second. Cela a eu le don de couper les jambes aux vifs japonais. De bon augure avant le second match contre la Colombie jeudi prochain à Brasilia.

La Colombie justement  a assuré l’essentiel contre une équipe de Grèce à la rue. Est-ce les Sud-américains qui se sont facilités la tâche ou les Grecs qui ont facilité  les choses à leurs adversaires ? Je dirais que c’est un peu des deux. Les Grecs n’ont rien montré. Les Colombiens ont mis une certaine pression et se sont appuyés sur leur vitesse et leur physique.  Arnéro, Guttierez et Rodriguez ont inscrit les trois buts qui ont fait plier les Hellènes. Mais où est donc passée cette défense grecque imperméable il y a encore quelques mois ?

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Au programme . . .

Ce dimanche, la France entre en lice contre l’énigmatique équipe du Honduras à Porto Alegre (20 heures). L’autre match du groupe E est Suisse – Equateur à Brasilia (17 heures). A 23 heures, l’Argentine de Lionel Messi sera opposée dans le groupe F à la Bosnie-Herzégovine du « Mancunien » Edin Dzeko dans le mythique stade Maracana de Rio de Janeiro.

A demain !

Crédit photo : fifa.com