Un drame s'est produit mercredi soir dans un stade de Port-Said, dans le nord de l'Egypte. A la fin d'un match de championnat, les spectateurs on envahit la pelouse sous les yeux des forces de sécurité débordées. Bilan: 76 morts et plusieurs centaines de blessés.

Certains jours, la joie et l’émotion que procure le foot sont dérisoires. Au vu des images de violences survenues ce mercredi  soir dans le stade de Port-Said en marge d’une rencontre du championnat égyptien, les observateurs étaient sans voix.photo_1328122035153-1-0 Stupéfaits que des amoureux du sport puissent en arriver là dans un si grand pays de football. Suite à l'envahissement de la pelouse par des spectateurs du club local, des affrontements ont opposés, sans distinction, supporters, joueurs et forces de l'ordre. Le bilan macabre de cette furie est de 76 morts et plusieurs centaines de blessés. Il est vrai que la rivalité entre les deux villes (Le Caire avec Al Ahly et Port-Saïd avec Al Masry) est très marquée. Tant géographiquement (antagonisme capital/province) que lors de ces joutes sportives. Mais de là à en arriver à compter les décçès par dizaines…

Le hooliganisme anglais et allemand des 1980 ressurgira-t-il en Afrique? Après des années de suspension sur la scène européenne pour les clubs des pays concernés, des lois d’exclusion pour les supporteurs ciblés violents  et des politiques d’encadrement des groupes de fans, les dirigeants du foot anglais et allemands ont réussi a résorber le phénomène.

Récupération politique du drame Que s’est-il passé ce mercredi soir à Port-Saïd pour qu’on en arrive là? Qui sont les responsables de ces débordements meurtriers ? Pourquoi certains « supporters » ont-ils pu accéder aux tribunes munis d’armes blanches ? Les autorités égyptiennes, déjà confrontées à l’ire de la rue, devront répondre avec beaucoup de justesse et d’impartialité à ces questions. Car déjà certaines voix avancent que ce drame a été organisé et préparé par les partisans de l’ancien régime tombé il y a un. Ainsi, le député islamiste de l’aile politique de la confrérie des Frères Musulmans, Assam el-Erian, demande au ministre de l’Intérieur et aux responsables de la Sécurité « d’assumer pleinement leurs responsabilités ». Tandis qu’un autre souhaite tous simplement « le limogeage du minsitre ». La récupération politique de cet événement n’a donc pas tardée. Au détriment, peut être, de la recherche de solutions pouvant éviter ce genre de drame mais aussi de la vérité.

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