CHERIF, BLOGUEUR DU TCHAD 2.0

jeudi 18 mai

La com' au service du développement

Un thème, une dizaine de villes, dont N’Djaména, et un panel composé de plus de 50 experts/professionnels de la Communication feront vivre durant cinq jours la première édition du ‘’Africa Communications week’’, un réseau d’échanges intellectuels sur l’avenir du secteur lié au développement du continent africain.

ACW LOGO (2)

Du lundi 22 au vendredi 26 mai, la boucle mondiale du ‘’Africa Communications Week’’ débattra du ‘’Rôle du communicateur dans le développement de l’Afrique’’ dans une dizaine de villes et sur une quinzaine de sites. Il y aura même un site dématérialisé, car des débats sur Twitter sont prévus durant cette semaine qui projettera l’Afrique au-delà ses propres frontières.

Lancé par un duo féminin composé d’Eniola Harrison et Annie Mutamba, le ‘’Africa Communications Week’’ (ACW) est une campagne annuelle d’échanges ouverte aux professionnels de la communication ayant une expertise et/ou une vision sur l’Afrique et souhaitant partager leurs stratégies pour la transformation et les changements de notre continent. www.africacommunicationsweek.com

Qui sont les organisatrices ?

L’anglophone du duo est Eniola Harisson. Cette élégante Nigérianne est la fondatrice de Bamboo Communication, une agence-conseil en Stratégie de communication, Storrytelling et Content installée à Lagos au Nigéria. Le leitmotiv d’Eniola Harrison à travers ses activités multiples est de faire  progresser les discours sur l’Afrique…à commencer par les discours des Africains eux-mêmes.

eniola

Avec plus de 15 ans d’expérience dans la Communication et le Lobbiyng entre Washington DC et Bruxelles, Annie Mutamba est la seconde figure de proue de l’organisation de l’ACW. Cette originaire de RDC, diplômée de l’Université de Liège en Belgique, s’est spécialisée, à travers son agence-conseil Méridia Partners, dans les relations institutionnelles entre l’Afrique et l’Europe ‘’pour représenter les intérêts des pays africains’’ explique-t-elle.

annie

A la Chambre de commerce

Les différents évènements seront jumelés durant 5 jours avec des live streaming et des vidéos postées à posteriori sur les pages FB, Twitter, Instagram et LinkedIn du ACW, qui seront alimentées en temps réel pour rendre cette première édition la plus interactive possible.

La boucle du ACW reliera Lagos, Kinshasa, Abidjan, New Dheli, Londres, Bruxelles, Paris,…et N’Djaména.

Notre rencontre tchadienne (mercredi 24 mai 2017 à 16 heures) est organisée par FORTIUS Communication en collaboration avec WenakLabs et la Chambre de commerce, d’industrie, d’agriculture, des mines et de l’artisanat (CCIAMA). Dans la grande salle de la CCIAMA se tiendront deux workshop. Le premier a pour thème ‘Communication et entrepreneuriat’’ et sera animé par Alix Naïmbaye, directrice générale adjointe de la CCIAMA. La seconde séance présentera un concept singulier, qui pour son initiateur est ‘’l’avenir de la communication sur notre continent’’. Ibbo Dady Abdoulaye, directeur de la communication de la CBLT, Commission du bassin du lac Tchad, présentera ‘’Communiquer vers les populations rurales, un moyen de créer une nouvelle classe moyenne en Afrique’’.

Nous vous attendons nombreux sur les RS et ce mercredi 24 à la Chambre de commerce à 16 heures pour faire de N’Djaména une ville reliée au monde.

 

Chérif ADOUDOU ARTINE, leader numérique autoproclamé @fortius0

signature blog

Posté par cherif a à 20:48 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,


jeudi 16 mars

La Télé-Tchad de demain

Si l’on me confiait la réflexion sur l’avenir de la télévision nationale tchadienne, je m’appuierai sur ce que Michel Serre décrit comme « la troisième révolution anthropologique de l’histoire de l’humanité : le numérique ». Mais aussi sur les leçons apprises des conférences du Boson Project, qui prônent l’adaptation comme socle de la réussite dans le monde de l’entreprise. Voici en filigrane, la télé demain, telle que je la vois.

digressions

On m’a trop souvent reproché de critiquer…uniquement critiquer ce qui se décide au Tchad. La réponse que je donnais aux personnes qui m’aiment (car elles me disent les choses telles qu’elles le pensent) est la suivante : ‘’Je ne suis pas aux affaires, encore moins un politicien en campagne pour faire des propositions (ou des contre-propositions); qui de toute manière seront au mieux imitées (donc délestées de leur essence créative). Et au pire, oubliées dans un tiroir’’ C’est un peu ce dont souffrait Schopenhauer auprès de l’intelligentsia allemande du début du XIXème siècle. A la différence que je ne suis pas aussi prolifique et structuré intellectuellement que ce grand philosophe de l’école kantienne et que l’intelligentsia tchadienne n’est pas… (ok, j’arrête !)

 

En parlant d’Arthur Schopenhauer, je vous annonce un billet de blog sur ce que le planning stratégique doit à« L’art d’avoir toujours raison », un ouvrage qui a influencé beaucoup de sociologues/philosophes contemporains sur la dialectique et la rhétorique des discours politique.

J’ai déjà le titre de l’article (Si Schopenhauer m’était compté !), car je sais exactement ce qu’il y aura dedans. Il  reste maintenant à bien articuler et argumenter le papier.

 

Sortons de la critique et entrons dans le champ de la proposition (publiquement, car je n’ai jamais cessé de le faire dans un cadre strictement professionnel):

La refonte de l’audiovisuel public

Il y a un mois j’ai été reçu, à ma demande, par Madeleine Alingué, ministre de la Communication du Tchad. Durant un entretien de 30 minutes j’ai pu découvrir une femme humble, à l’écoute et consciente de la tâche énorme qui est devant elle. Mais je ne la plaindrais pas pour ce troisième point, car c’est pour des challenges de la sorte que les personnes intelligentes se lèvent chaque matin.

Un citoyen tchadien reçu par une ministre de la République, jusqu’à là, rien de vraiment étonnant. Ce qui l’est plus, c’est que la ministre est une personne pratique (j’avais écrit pragmatique, mais pratique est plus en phase avec la situation) dans sa réflexion. J’ai retenu une phrase qui dénote avec la phraséologie grandiloquente de certains de ses collègues. Je ne vais pas vous dire de quoi nous avons parlé, par respect et par loyauté cela ne se fait pas, mais juste ressortir un élément de cette conversation, qui pourrait vous paraitre creux de prime abord, mais qui résume avec justesse le questionnement de la majorité des Tchadiens : « J’ai envie qu’en me branchant sur Télé Tchad, je puisse avoir une belle image et un excellent son ». La fille de Jean Alingué, ancien PM, a résumé en une phrase l’un des défis du plus gros chantier qui lui est confié au ministère de la Communication, à savoir la refonte de l’audiovisuel public et sa figure de proue qu’est Télé Tchad.

Des chantiers, il y en a beaucoup d’autres (le cadre légal du HCC, le statut des régisseurs publicitaires, la réglementation ‘’diplomante’’ pour accéder à certains métiers, la reconnaissance de la presse en ligne, la frontière légale entre la fonction d’attaché de presse et journaliste,  etc), mais procédons de manière méthodique, chaque chose en son temps… Schopenhauer aurait apprécié.

Avec Chérif Adoudou aux commandes, la question de l’image et du son de Télé Tchad sera résolue en moins d'un mois. C’est une question d’ordre technique, mais pas que. Les équipements dont bénéficie la télé sont tous normés pour offrir la meilleure qualité. Le souci est au niveau des ressources humaines. Tous les réalisateurs, cadreurs, monteurs, preneurs de son et graphistes de la télé bénéficieront d’une formation (non pas qu’ils ne savent pas ce qu’ils font, mais pour assurer et enrichir leur culture professionnelle) sur les formats de télévision numérique. Ils signeront ensuite une charte de qualité qui les obligera à appliquer les acquis de la formation et seront soumis à des évaluations périodiques sur la qualité du travail fourni. Ces évaluations auront bien évidement des répercussions sur le traitement final du salarié et sur les éventuelles promotions.

J’ai, en théorie, résolu les problèmes d’image et de son.

A mon sens, les questions inhérentes à la refonte de l’audiovisuel public doivent être plus idéologiques.

agilité

L’identité, les valeurs internes, l’image publique et le positionnement sont les quatre piliers à refonder dans l’audiovisuel public tchadien. Et ce, bien avant les questions de grilles de programmes, de logos, de directions ou que sais-je. Cela implique une réflexion profonde qui doit être menée par des personnes extérieures à la machine administrative. Des femmes et des hommes qui ont un regard détaché, mais mus par des objectifs de qualité et de compétitivité hérités de leur parcours respectifs dans le secteur privé.

Voici six questions essentielles (issues d’une liste de 20 rédigées dans le cadre de ma réflexion) par lesquelles on peut trouver des réponses pour construire ‘’ la télévision de demain ‘’.

Quelle télé souhaitons-nous dans 5 ans ? Sachant qu’un lustre dans notre monde hyper connecté est l’équivalent de 50 ans dans les schémas anciens.

Quel positionnement éditorial (actualité, cinéma, divertissement, sport, jeunesse, culture) pour être en phase avec le téléspectateur ? …avec le monde ? … pour contrer la concurrence des chaines privées tchadiennes et étrangères ? Avec des idées d’aujourd’hui et un cinquantaine de millions d’investissement, n’importe quel homme d’affaires visionnaire peut jeter Télé Tchad aux oubliettes. La télé nationale pensent être indéboulonnable, ce qui est faux, et oublie de regarder autour d’elle. Quand le marché de la publicité sera plus concurrentiel, des télés privées, avec des modèles économiques ‘’agiles’’ pousseront comme des champignons. Au Cameroun par exemple, les STV, Canal2, etc. ont secoué et dépassé la CRTV.   

Comment utiliser l’audiovisuel public pour construire un « soft-power » tchadien ? Parce que la télévision nationale et ses productions peuvent être l’instrument d’une diplomatie qui passe par la culture, le sport.. par une image dynamique du pays tout simplement. Les productions Iroko (et leur application Android) attirent les fans des séries diffusées à la télé mais aussi le petit monde des vidéastes professionnels africains. Ces derniers font le déplacement de Lagos. Ils y logent, ils s’y forment et à leur retour dans leurs pays respectifs, adaptent le modèle nigérian – ce qui est synonyme de retombées économiques directes.

Comment utiliser le Web pour développer sa base d’audience ? La télévision de papa c’est fini. Réveillons-nous ! Quand on constate qu’un youtubeur qui produit ses émissions avec 2 caméras reflex et un kit lumière à 300 euros attire dix millions d’abonnés sur sa page, cela doit nous interpeller sur nos tares, mais également sur les opportunités qui s’offrent à nous.

Quelle politique de ressources humaines adopter pour ne pas se laisser dépasser ? Cette télé dont nous rêvons, vous et moi Madeleine Alingué, est managée, animée, produite par des femmes et des hommes qui doivent être ‘’up to date’’. Car en 2017, les technologies nécessaires pour produire une belle télévision évoluent plus vite que le temps qui s’écoule. Je parlais plus haut de l’agilité, prise en exemple par Emmanuelle Duez. Cette qualité des personnes intelligentes doit être le premier critère de sélection des collaborateurs de la télé de demain. A cet effet, le ministère doit prévoir l’intégration d’un centre de formation continue interne à la télé prêt à enseigner les dernières évolutions pour chaque corps de métier.

Quel financement pour une télé vraiment autonome (hors budget émanant de l’Etat) ? Générer de l’argent par ses propres activités est la meilleure manière d’accroitre sa compétitivité et son autonomie de gestion. Il y a d’innombrables poches dans le lignage des activités d’une télévision pour faire entrer des sous. Je pense, entre autre idées, mettre en place une régie publicitaire externe. Elle sera co-gérée par les responsables de la télé et une agence dédiée. Mais l’exploitation sera confiée à l’agence dédiée qui est tenue par des objectifs chiffrés. Ensuite développer une offre de produits audiovisuels shorts consultables gratuitement en ligne et tabler sur le trafic créé pour se faire rémunérer via un outil tel qu’Adsens (monétisation de sites internet). En rendant la plateforme accessible et agréable (UX Design) on peut fidéliser, disons… 5 millions de personnes (sachant que le net n’a pas de frontière). Les spécialistes AdWords, pouvez-vous nous calculer une simulation de ce que cela peut représenter en CFA mensuel ? Mon ami Salim, du collectif Wenak Labs, m’explique que ‘’pour un site basique, AdSens évalue un clique à 300 francs CFA.’’ Si on arrive à attirer 5 millions de personnes par jour (ce qui n'est plus un site basique), cela fait 1 500 000 francs. Par mois cela donne 45 000 000 CFA. Mais pour atteindre ce niveau, il faut carburer et s’appuyer sur des pros qui ont faim !

Le rôle du planning stratégique

Avant d’entamer et d’approfondir cette phase de réflexion nécessaire et vitale pour construire ‘’la télé de demain’’, l’organisme étatique qu’est la Télé Tchad a besoin d’un observateur pour faire comprendre ce que sont les fond baptismaux de cette télé. Sans cette compréhension, toute projection sur le future serait vouée à l’échec. Comprendre les maux éventuels, d’où viennent-ils, quels sont leurs causes, comment et avec qui les guérir, etc. La TVT a donc besoin d’un ‘Responsable de la stratégie’’, ce que les anglo-saxons appellent un CSO (Chief strategy officer) et que dans le secteur de la communication/marketing on appelle un ‘’Planner stratégique’’ outsourcé.

cso

Produire la télé qu'on a aimée

En tant que professionnel, je me vois produire et offrir aux téléspectateurs cette télévision que j’ai aimée. Cette télévision qui m’a éduquée. Cet écran que j’ai dévoré et dont je m’empiffre encore aujourd’hui. Je souhaite offrir aux aficionados de Télé Tchad les émotions qui étaient les miennes quand je découvrais avec les yeux d’un gamin de 8 ans les Maradona, Zico ou Platini lors de la coupe du monde 19982. D’ailleurs mon plus vieux souvenir télé date de cette époque, un match de foot Argentine-Belgique. Je souhaite communiquer aux petits tchadiens la fierté que j’avais quand je racontais à l’école quelques préceptes scientifiques et/ou historiques retenus dans la série d’animation ‘’Il était une fois la vie/l’histoire’’. Oui, la télévision a été pour mes frères et moi un trait d’union entre l’éducation familiale negro-musulmane inculquée par notre mère et l’école catholique que nous fréquentions. Une sorte de professeur qu’on aime écouter, qui nous cultive, qui nous informe, qui nous divertit, qui nous procure des émotions, qui nous choque parfois. Mais parce qu’il est là pour nous choquer de temps en temps, ce professeur cathodique nous enseigne l’art de le regarder, de le suivre avec intelligence et d’éviter ses pièges (je pense à des émissions telles que ‘’Décryptage’’).

Dans mon for intérieur, j’aimerai tant que les visages de Télé Tchad soient pour les Tchadiens des exemples tels que j’ai pu en avoir en regardant la télé. Que chaque figure publique de la télévision tchadienne soit elle-même un média en dehors du média. Ceci via un blog, une action caritative ou ses comptes de RS car la télé doit aussi servir d’inspiration au public qu’elle draine. Je me suis approprié les personnalités qui partageaient mon quotidien. Ces visages publics sont parfois devenus des inspirations. En entamant mes études de journalisme, je me suis imaginé en Jean Bertolino, grand reporter de TF1, sillonnant caméra à l’épaule la cordillère des Andes dans un reportage sur les narcotrafiquants. J’en ai connu qui se sont lancés dans les affaires grâce à l’image de winner reflétée par Bernard Tapie (période animateur télé) dans l’émission ‘’Ambition’’. Il y a aussi des découvertes parfois étranges de soi-même : je me souviendrai toujours de l’effet que faisait sur moi à l’âge de 12 ans l’animatrice Karen Cheryl. Ahhh, la télévision, une vraie amie, dans tous les sens du terme.

L’adulte que je suis aujourd’hui regarde la télé avec autant de passion et de curiosité qu’il y a trente ans. Assouvir cette passion et répondre à la curiosité de ces millions d’enfants, de femmes et d’hommes qui prennent le temps de passer quelques heures devant les programmes doit être l’objectif principal du futur dirigeant de l’audiovisuel public tchadien.

Chérif ADOUDOU ARTINE @fortius0

signature blog

Posté par cherif a à 16:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]

lundi 13 février

Miss Tchad, sponsoring sauvage

Dans ma série de billets sur les métiers de la communication, je parle aujourd’hui du sponsoring et des objectifs liés à cette démarche. Avec en filigrane, le concours Miss Tchad.

sponsoring

En féru de branding que je suis, j’ai un faible pour les logotypes. Mais au vu des affiches annonçant le concours Miss Tchad 2017, j’ai failli m’étrangler. Non pas, comme souvent, à cause du graphisme, mais plutôt par l’exposition ostentatoire des marques partenaires. J’en compte pas moins de 37. Sachant que l’un des objectifs d’une opération de parrainage pour un annonceur est la visibilité, on peut dire que c’est raté.

Survole théorique du sponsoring

Tout marqueteur qui se respecte a dans sa bibliothèque un « Kotler » pour se rafraichir la mémoire de temps en temps. Que nous dit la bible du marketing et de la communication sur les objectifs d’une opération de sponsoring ?

objectifs du sponsoring

On associe donc sa marque à un évènement ou son évènement à une marque pour bénéficier de retombées : construction ou renforcement d’image pour l’organisateur et visibilité pour l’annonceur.

Que le concours Miss Cameroun s’associe à BioPharma (produits de beauté) comme sponsor officiel, je dis oui. Car les concours de miss véhiculent (théoriquement) les termes suivants : la féminité, la beauté, le glamour, le charme.

Airtel reflète-t-elle Miss Tchad ?

 

sponsoring sauvage

 

Prenons le cas d’Airtel Tchad, parrain principal de cette édition de Miss Tchad :

Quels stimuli émotionnels apporte Airtel ? (ou ‘’quels stimuli apporte Miss Tchad à Airtel)

Sans vouloir me fâcher avec mes amis rouges, Airtel aujourd’hui procure plus de désagréments que d’émotions positives.

 

Quels attributs ou bénéfices apporte Airtel au concours Miss Tchad ? (ou ‘’Miss Tchad à Airtel’’)

Airtel c’est la grosse société multinationale. Miss Tchad c’est la beauté nationale. Un paradoxe.

Airtl c’est les sms intempestifs et les soucis techniques. Miss Tchad offre des instants de détente à son public. Second paradoxe.

Airtel est un produit pour le grand public. Le concours miss Tchad cible tous les Tchadien. Là ça colle !

 

Quel est le ‘’lifestyle’’ que procure le concours à son sponsor ? (ou le sponsor à Miss Tchad)

Airtel associe sa marque à Miss Tchad pour bénéficier d’une image glamour ? Why not ? Même si quelque part, cela me fait sourir.

Je m’arrête là car je n’ai pas envie de tirer ces exemples en longueur, qui de toute manière se saurait être exhaustifs dans un billet de blog. Je n'affirme pas que ce parrainage est une mauvaise démarche, mais elle ne répond pas aux canons du métier. Si Airtel tire son épingle du jeu en récoltant des ROI positifs suite à cette opération, toute ma théorie tombe à l'eau. Comme quoi...

Le dernier avantage, qui relève moins de la psychologie du consommateur, est la visibilité qu’offre un évènement. Quand Coca-Cola s’associe au JO, il sait pourquoi ! Meme s'il a des co-sponsors, il s'arrange pour qu'il n'y en ait pas 37.

Mais quand Airtel se lie à Miss Tchad au milieu de 36 autres marques, qu’espère-t-elle ? Le message que la marque souhaite faire passer et l’image qu’elle souhaite véhiculer seront de facto brouillés au milieu de ce maelstrom de logos. Même si sur l’affiche officielle, la marque de téléphonie est située au sommet, sa visibilité en pâtira au milieu des autres lors de la soirée.

Pourquoi pas des lubrifiants moteur pour sponsoriser Miss Tchad ?

Au-delà de la simple théorie, il y a la réalité.

Y a-t-il au Tchad une diversité de marques au point que l’on puisse faire la fine bouche et établir une sélection sur base d’insight ? Je ne pense pas. Et à cet égard, je peux tolérer la démarche un peu alambiquée qui consiste à prendre une marque sans réelle accointance comme sponsor.

Quels étaient les objectifs des organisateurs dans leur démarche sponsoring ? Outre offrir de la visibilité (ce qui est raté), les organisateurs souhaitaient-ils des sponsors pour créer des émotions, renforcer l’image et bénéficier des bienfaits du partenaire ou juste aligner les CFA. Chacun se fera son opinion. Pour ma part, je dis que le seul objectif était de de récolter le maximum d’argent, sans se soucier de l’effet miroir et de l’apport mutuel des deux parties. Le sponsoring sauvage que je dénonce est le résultat de cette démarche approximatve.

Organiser un évènement sur le plan opérationnel est une chose, mais préparer ce même évènement en amont est une autre affaire. Une affaire qui ne s’improvise pas en deux mois.

Bonne semaine à toutes et à tous.

Chérif ADOUDOU ARTINE, leader numérique autoproclamé. @fortius0

signature blog

Posté par cherif a à 12:39 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

lundi 06 février

Mht Saleh Haroun dans le panier de crabes

Le cinéaste Mahamat Saleh Haroun a accepté le fauteuil de ministre en charge de la Culture dans le dernier gouvernement tchadien, celui du dimanche 5 février 2017. L’homme, et non pas l’artiste, fait le grand saut dans l'inconnu. Sa personnalité et ses exigences s'accommoderont-elles au landerneau politique local ? Elements de réponse !

Ce dimanche 5 février, Mahamat Saleh Haroun, le cinéaste âgé de 56 ans, est entré dans le gouvernement du Tchad en tant que ministre du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat. Qu’est-il allé faire dans ce panier de crabes ? Qu’attend-t-il de cette fonction politique, lui qui est un pur produit de la méritocratie ? Qu’attendent de lui ses supérieurs hiérarchiques, à savoir le Président de la République et le Premier ministre ? Et surtout pourra-t-il travailler avec le même niveau d’exigence qui lui a permis de côtoyer les plus grands dans son métier ?

<blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="fr" dir="ltr">Bonjour <a href="https://twitter.com/hashtag/Tchad?src=hash">#Tchad</a>-iens<br>Mht Saleh Haroun, qu&#39;est-ce que tu es allé faire dans cette galère? Tu es 10 level O dessus de ces gens. Éternel regret?</p>&mdash; Fortius (@fortius0) <a href="https://twitter.com/fortius0/status/828487796516085762">6 février 2017</a></blockquote>
<script async src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>

Sa grosse moustache, qui me fait toujours penser à celle de Jean Gabin dans cette comédie sur fond mercantiliste de 1968 qu’est « Le tatoué », nous sera désormais familière à la sortie du Conseil des ministres. Cette coquetterie n’est pas le seul élément avec lequel il se démarquera de ses collègues. Mahamat Saleh Haroun est une figure connue et reconnue à l’international. Un homme pointilleux jusqu’au détail. J’en veux pour preuve une de ses sorties un soir d’avant-première au cinéma Le Normandie de N’Djaména. Alors que la projection d’un film devait débuter à 19 heures, même le ministre en charge de la Culture de l’époque (Khayar Ouma Défallah si mes souvenirs sont bons) était en retard. Rien de choquant dans le microcosme tchadien. Mais pour le réalisateur de « Darat », c’était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Il s’en est suivi un discours d’une dizaine de minutes sur le respect d’autrui et la ponctualité. C’était, excusez-moi du terme, HOMERIQUE. Il a remis en place avec justesse et clarté tout ce « beau monde ». Mes voisins de fauteuils étaient choqués et vexés : « hou sawana iyal dougak wa ? ». A ce moment, j’ai compris que cet homme ne pourrait pas travailler sur le long terme avec des Tchadiens lambda s’il ne mettait pas un peu d’eau dans son vin. Mais il n’y a pas que cette différence culturelle sur la ponctualité qui fait qu’il dénote. Pour arriver au niveau de reconnaissance qui est le sien dans le monde du cinéma, il lui aura fallu sûrement s’habiter d’une rigueur extrême. Pour attirer les producteurs qui financent les films, pour susciter le respect des différents corps de métiers qui travaillent sur un tournage, pour convaincre des distributeurs noyés de propositions de vous faire confiance plutôt qu’à un autre, pour séduire les organisateurs de festivals, etc. Autant d’exigences qui ne cadrent pas avec le laxisme ambiant au Tchad. Un laisser-aller qui en a découragé plus d’un. Soit Mahamat Saleh Haroun s’accommode des mœurs du Tchad, auquel cas ce ne serait plus lui, soit il garde intacte ses habitudes professionnels et fera face à un mur, tant physique que qu’idéologique. J’ai connu personnellement un ministre qui souhaitait faire travailler ses collaborateurs et qui s’est pris un MUR dans la figure en guise de remerciement.

‘’La danseuse’’ du Président

Image2

Dans un entretien, accordé au site de l’hebdomadaire Le Point, mis en ligne ce lundi 06 février, le lauréat 2010 du grand prix du Jury du Festival de Cannes explique une des raisons qui l’ont poussé à entrer dans cette équipe gouvernementale : « Si avec les relations que j’ai pu tisser, je peux apporter un coup de pouce à une jeunesse désireuse de s’exprimer… ». Ces explications me laissent pantois, car à mon sens le carnet d’adresse et l’aura internationale du réalisateur serviront plus à la mise en avant d’Idriss Déby qu’à la jeunesse tchadienne. Haroun ne sera rien de plus que « la danseuse culturelle » d’un Président soucieux de sa stature internationale. Une stature qui, si elle pouvait ajouter la sphère culturelle à ses acquis militaires et diplomatiques, ne se porterait que mieux.

Dans un contexte moins vénal, moins pernicieux, moins clivé, voire manichéen j’aurai apprécié l’arrivée de Mahamat Saleh Haroun à sa juste valeur. Car je reste convaincu que sa personnalité et son CV peuvent faire de lui un «game changer». Mais voilà, la politique tchadienne n’offre que deux issus à ses acteurs de second rôle que sont les ministres : elle moule les plus faibles et broie les plus hardis.

Chérif ADOUDOU ARTINE @fortius0

signature blog

Posté par cherif a à 22:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

mardi 03 janvier

N'Djaména tient son resto tchadien !

Enfin un restaurant digne de ce nom à N'Djaména tenu par des Tchadiens. Je suis littéralement tombé dingue de cet établissement unique en son genre. Découvrez avec moi un lieu anticonformiste dans tous les sens du terme.

 

                                                               12345491_738830186261527_7276329714154097644_n

 

Le Madrégale est un restaurant qui a tous les atouts pour être le #IT de N’Djaména.

- « C’est quoi un #IT Chérif ? »

J’ai un peu adapté le terme #IT, qui désigne dans le jargon de la presse people américaine une « belle femme stylée, qui possède un certain sexappeal et qui est à la une de l’actualité », pour vanter les qualités de mon restaurant préféré. Par exemple, Ashley Graham est une #ITGirl.

Une adaptation de vocabulaire à bon escient, car ce petit restaurant qui ne paye pas de mine est une pépite en devenir. Cela autant pour la qualité de ses repas, sa situation géographique, que son architecture ou sa déco. Un autre avantage du Madrégale est son capital humain, personnalisé par son duo de patronnes : Aïcha et Achouakh, des personnes accueillantes et très attachantes. Elles mettent un point d’honneur à échanger quelques mots avec chacun de leurs convives. Pour les mettre à l’aise tout d’abord, mais aussi, en business women avisées, pour avoir leur avis et ainsi améliorer au quotidien les services proposés. J’aime écouter les infos en mangeant et l’ai réclamé une fois. Du coup, dès que j’arrive la télé est allumée sur France 24. Ça c’est du service !

Image4

Le Madrégale bénéficie définitivement du meilleur emplacement de la ville. Place de la Nation : proche de tout, loin de rien. Il se situe plus précisément dans la rue qui jouxte la fameuse place et l’immeuble de la BEAC. Le petit bâtiment, caractéristique du style architectural sahélo-arabesque, a un charme fou. Esseulée comme un majestueux temple tibétain dans les hauteurs de Lassa, la charmante bâtisse borde une pelouse grande comme 4 terrains  de foot. Les soirées en extérieur y sont très agréables. Le calme, l’espace et les quelques brises qui y soufflent vous procurent  un sentiment de plénitude, sans égale à la fin d’une longue journée de travail. Mais le clou du spectacle visuel est à l’intérieur. Une salle au ton jaune pâle, décorée personnellement par Aîcha et Achouakh, a des airs de loggia ‘’feng shui’’ avec cette fontaine coulant sur le tronc d’un arbre à palabre. Ça vaut le déplacement ! Des clichés de la vie quotidienne en périphérie de N’Djaména ornent les murs au même titre que ces fenêtres en arcade d’ogives. Un anticonformisme qui sied bien à l’esprit du lieu.

« Propre et pas cher ! »

‘’Anticonformiste’’ non pas seulement parce que l’architecture globale est bigarrée. Mais surtout en termes de qualité/prix. Du met le plus basique à l’assiette la plus onéreuse, aucun restaurant de N’Djaména ne peut se targuer d’afficher des prix aussi concurrentiels. Sans perte de qualité en plus ! Partout ailleurs, à deux vous dépenserez un minimum de 20 000 francs pour un plat + boisson. Au Madrégale, l’addition ne dépassera pas les 16 000 francs pour deux plats et deux smoothies (jus de fruits). Ces prix d’entrée donnent le ton pour le reste…

2017-01-03_16

                                       2017-01-03_17

                                     Le Yassa dore, sans curry.

 

La carte du Madrégale est un mariage équilibré entre cuisine tchadienne (daraba, kissar, etc.), plats africain (sauces à base de feuilles, ndolé, yassa, etc.) et préparations occidentales (bolo, cordon bleu, etc.). Les entrées sont principalement composées de salades et de bouillons. Le soir, Le Madrégale enrichi sa carte en proposant de tendres grillades servies en terrasse. Rien d’extraordinaire, mais tout est bon. « Propre et pas cher » comme dit mon ami Mahamat Moussa. Depuis que je l’ai amené manger au Madrégale, il ne loupe pas un midi. Un autre de mes amis, plus que sceptique sur les capacités des Tchadiens à proposer des plats locaux dans un cadre normé, a été agréablement surpris.

Image3

 

Votre bloggeur préféré avec Achouakh, l'une des deux patronnes du Madrégale.

 

Le mot Madrégale désigne une variété de vins italiens très prisée dans les Abruzzes, une région centre-méridionale de l’Italie. Mais dans le même temps, Aïcha et Achouakh ne servent pas d’alcool dans leur établissement. Un beau pied de nez ! L’anticonformisme est décidément présent à chaque instant dans ce lieu de gourmandise.

Pour réserver une table ou commander vos plats, c’est ICI. Ou au 60 02 46 16 / 93 15 14 96

Chérif ADOUDOU ARTINE

signature blog

 

Posté par cherif a à 20:46 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,


mardi 27 décembre

Leader numérique : billet 2

Nouveau billet en lien avec mes activités professionnelles... Depuis plus de trois ans que je travaille à temps plein dans la communication et le marketing au Tchad, je suis toujours aussi estomaqué par le regard, parfois dédaigneux, souvent hautain des annonceurs vis-à-vis des agences. Découvrez mon retour d’expérience en 10 points fâcheux.

X

Je vous livre dans ce billet un retour sur mon expérience du marché tchadien dans les métiers de la communication. Les preuves du mépris des annonceurs pours les agences et les rapports difficiles que les VRAIS professionnels entretiennent avec leurs clients.

Mais avant d’égrainer ces 10 raisons fâcheuses, je tiens à dire que le nœud du problème réside dans le fait que les clients tchadiens ne souhaitent pas travailler avec des passionnés. Ils préfèrent « le moins cher » et « l’à-peu-près » et se laissent impressionner par les estafettes, très souvent sans culture professionnelle, de groupes de communication ou de publicité mondialement connus.

IGcY1TaU

La représentation de grands noms du métier (Publicis, Havas, McCann, etc.) n’est qu’un trompe l’œil. Il trahit le manque de consistance des acteurs tchadiens, qui par conséquent ont besoin de se coller à tel ou tel pour pouvoir exister. Rentrer dans un réseau d’agences est un viatique à l’heure de la mondialisation, mais y entrer sans aucune identité est synonyme de mort programmée. Il y a des étapes cruciales à franchir. La précipitation que je constate, tant du côté des agences tchadiennes que des grands noms, n’est guidée que par l’envie de réaliser du chiffre d’affaires. Qu’en est-il alors du métier en lui-même ? Quelle plus-value peuvent espérer les clients d’une agence sans fond identitaire, sans ancrage culturel, exsangue d’une culture d’entreprise et d’une marque forte ? Parce que pour travailler sur un territoire géographique, il ne faut pas se laisser « coloniser et mouler » par des noms ronflants ignorants des insights locaux.

Les 10 raisons qui rendent difficiles les rapports annonceurs – agences :

I Le mépris

« Est-ce qu’il y a même des agences de communication dans ce pays ? » C’est avec cette réplique lapidaire que m’a accueilli une responsable Marketing tchadienne alors que je prospectais l’enseigne qui l’employait. Avec un flegme tout britannique (alors que ce n’est pas mon fort), j’ai pris cette phrase pour ce qu’elle était, à savoir une insulte, alors que je venais de présenter mes activités avec toute l’application possible. Cette dame aurait surement préféré avoir en face d’elle le représentant d’Ogilvy au Tchad. C’est à n’y rien comprendre.

Mais le pire c’est quand un jour on m’a proposé de me payer mes prestations en MB pour me connecter à Internet. Je l’ai encore en travers de la gorge celle-là.

II L’interlocuteur

La personne qui prend la décision au Tchad est le directeur général (ou à défaut le directeur Marketing, Communication ou Commercial). En dépit des arguments qu’avancent certains en affirmant «c’est le comité d’achat qui va décider», on sait tous ce qu’il en est. Mais durant la maturation du projet, vous discutez avec des subalternes, mais aussi avec des responsables « procurment & logistic ». Des gens qui négocient l’acquisition d’un concept, d’une création ou d’un scenario comme s’ils achetaient une chaise de jardin ou un PC HP.

Alors que la compétition en Communication est faite, au-delà des arguments chiffrés, de notions moins tangibles, vous perdez votre temps avec des gens qui ne prendront pas la peine de faire le nécessaire pour restituer votre message au décideur. Parce qu’au final ce qui compte ce sont le prix et les affinités. Pour les coûts on en parlera en infra… Quant aux affinités, je préfère omettre le sujet, car en parler et le dénoncer mériterait une encyclopédie.

III Les délais

Rédiger et présenter une recommandation, des concepts graphiques ou décliner une stratégie complète en moins d’une semaine (cinq jours)…. ce n’est pas très pro tout ça. Et la plupart du temps sans ligne budgétaire. Ce qui veut dire que nous naviguons à vue !

Une fois le contrat signé, l’annonceur peut avancer la date, la repousser ou tout simplement annulé en vous prévenant au dernier moment et par un simple mail.

Le comble c’est lorsque vous voyez qu’une autre agence est entrain d’exécuter la prestation pour laquelle vous avez signé (le mépris).

IV Les cahiers des charges ou les brief

Le schéma directeur de la mission à accomplir n’est jamais précis. Ou alors quand il l’est, il est irréalisable avec le budget que vous accordera l’annonceur. Mais le plus souvent, pour ne pas dire tout le temps, le cap change, les ajouts s’amoncellent, les contenus amendés jusqu’à la dernière minute, etc.

Selon l’expression consacrée, « ils changent d’avis comme de chemises ». Par conséquent, vous acceptez de réaliser A lors de la signature, mais le client va vous demander A+B+C+D. Il faut juste savoir dire stop !

V Les responsabilités

Quand vous avez à faire, comme signalé au point II, à des lampistes qui ne sont pas autorisés à prendre des décisions, vous perdez un temps considérable. La signature d’un BAT ou la validation d’un fond de scène peut durer une éternité au vu des délais à respecter. Personne ne veut prendre de décision, de peur de se faire taper sur les doigts. Certains modes de management, comme la sacralisation du DG par exemple, sont à proscrire quand on décide d’outsourcer certaines activités.

VI Les budgets

L’enveloppe budgétaire n’est jamais annoncée. Mais perdre la compétition parce que « vous êtes trop cher » par contre est récurent. C’est contradictoire me direz-vous. Mais les annonceurs ne sont pas à une contradiction près. Vous vous demandez même parfois si vous n’êtes pas un candidat alibi pour justifier qu’il y avait plusieurs candidats.

En ce qui concerne la grille de comparaison des offres, vous ne l’aurez jamais. On vous dira juste que vous n’êtes pas le moins disant (sans jamais parler de l’aspect qualitatif de votre proposition). Seule, une fois, la SGT m’a fourni le tableau de comparaison de toutes les offres. Parfois mes prix sont tellement bas, que je me demande comment mes concurrents, qui sont soit disant moins chers que moi, gagnent leur vie.

VII La réunionite

Un débriefe chaque semaine, c’est normal. S’il y a des urgences d’accord. Mais lorsqu’on vous appelle à longueur de journée ou que l’on vous demande de venir deux ou trois fois par semaine pour des réunions, c’est ce qu’il y a de plus chronophage. Vous n’arrivez pas à vous focaliser, sans compter l’énergie dépensée…très souvent pour des verbiages internes qui ne vous concernent en rien. Heureusement pour ces clients que les agences de communication tchadiennes n’ont pas encore pris le pli de facturer leurs prestations sur des bases horaires.

Un peu de vécu : J’ai été convoqué à midi pour une réunion à 13 heures. A ma grande surprise, un de mes concurrents était assis avec le client pour profiter de ma présentation (une couleuvre de plus que j’ai dû avaler).

VIII L’opacité

Combien d’agence sont contactées pour un appel d’offres ? Quels sont les critères de sélections. Qui sélectionne ? Oh sorry, c’est le comité qui sélectionne ;-).

Très peu d’informations filtrent. Et vous ne recevez même pas de notifications pour vous signalez que vous n’avez pas été retenus. Vous l’apprenez au gré d’une discussion un vendredi soir entre amis (le mépris).

Un peu de vécu : Je n’ai pas été notifié suite à un appel d’offres auquel j’ai répondu. J’ai su que je l’avais perdu quand un de mes concurrents m’a appelé pour me demander de l’aider à réaliser le travail pour lequel il a été préféré à mois.

Ce que j’apprécie lorsque je candidate à un appel d’offres pour un organisme de l’ONU est que le tableau de notation est limpide et pondéré. Vous pouvez de la sorte vous jauger et savoir sur quels points vous devez vous améliorer.

Les points IX et X

Je suis un leader numérique, je dois par conséquent être tempéré. C’est pour cela que je ne vais pas remuer certains sujets sensibles. Cela me vaudra encore des animosités inutiles et certains se feront virer (ou remplacer) de leur job.

Des bras ou un cerveau ?

squid impact

Mesdames et Messieurs les décideurs, pour raconter votre marque (en interne, en B2B ou pour le grand public) et pour donner de la consistance créative à vos campagnes, vous pouvez me joindre via mon compte Twitter ou LinkedIn. Vous aurez en face de vous une intelligence qui bonifiera vos budgets (ROI) et non un exécutant qui vous fera dépenser votre budget.

Chérif ADOUDOU ARTINE @fortius0 

signature blog

Posté par cherif a à 10:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

lundi 19 décembre

Journal d'une Connasse : Harami da !

Elia est énervée. Contre la progéniture de Moussa Faki, contre Maître Gims…et contre son propre compte en banque. Les tours du monde du PR par contre, la réjouissent. Retour sur une semaine d’actu au Tchad en mode insolence 2.0 !

elia connasse

[Dernier édito de l'année et peut être le dernier tout court koula!!

Donc après la revue de la semaine je vous ai fait une retro de l'année da kama rédé wo motivation … (cherifblogshow publiera cette seconde partie le lundi 26 décembre)

Vous vous souvenez la semaine dernière, le chef n'a pas voyagé ça m'a choqué même, atari il nous a préparé une surprise…

voyages deby

 Ana quand je vous disais que c'est un tour du monde da Jeune Afrique koula hadjo fogua.

Galké : « Avec ses deux Boeing – 737 et 767 -, son Hawker et son ATR-24, Déby ne rechigne pas à voyager »

Depuis le 1er janvier 2016, il a effectué selon les calculs de Jeune Afrique l’équivalent de 5,4 fois le tour de la Terre, soit un peu moins de 220 000 kilomètres cumulés, en 37 visites officielles à l’étranger (sans même compter les séjours privés, donc)."

Da koula ma djerdjéré, deux Boeing da lamakou chounou ? Ma bé gourssa ya baha!
En tout cas grâce à lui je m'auto-proclame la fille qui a le plus voyagé virtuellement.
Kane ma adjabakou koula ma lamani !

On va poursuivre par mon coup de gueule !

Maitre Gims harami da ! On l'invite au Tchad on le met bien, akala gourousna et il vient tranquillement s'asseoir sur un fauteuil devant une émission de france2 vu par 4millions de téléspectateurs pour dire qu'il est parti dans le ghetto du Tchad voir la misère !
À quel moment tu as respecté le peuple qui t'a accueilli?
Mala ma hadjét sur la misère du Congo wala khoufta mine Kabila? 
Faut pas allé parler des gens alors que chez toi c'est pas mieux !

<blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="fr" dir="ltr">RDV demain soir sur <a href="https://twitter.com/France2tv">@France2tv</a> !<a href="https://twitter.com/hashtag/ONPC?src=hash">#ONPC</a> <a href="https://twitter.com/ruquierofficiel">@ruquierofficiel</a> 📺🎤<a href="https://twitter.com/ONPCofficiel">@ONPCofficiel</a> <a href="https://t.co/B0R3QBF8bW">pic.twitter.com/B0R3QBF8bW</a></p>&mdash; Maître GIMS (@MaitreGims) <a href="https://twitter.com/MaitreGims/status/807219283247894528">9 décembre 2016</a></blockquote>
<script async src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>

Mon poto Moussa

Ountou quand j'ai insulté nos ministres avec leur maillot de Egytair da, atari c'était pour aider le baratinage que Moussa Faki est allé faire quelques jours plus tard en Egypte pour voir leur président.
Hou koula comme son bosse il commence à faire non un tour du monde lissa ma inda Boeing miskine mais un tour d'Afrique pour sa candidature de président de la Commission de l'Union Africaine..
J'espère que tu ne fais pas ça pour rien hein parce que wiledak al harsoum da déjà le coup de Zouhoura il a failli gâcher l'élection de ton bosse, wo assa gal il est parti gaffé en Afrique du Sud à un mois de ton élection. Ma yagdar yagote sakit hou koula ?
O inti ke mala Allah antak un enfant aussi maudit michil da?

Y'a pire que les fonctionnaires

Donc apparemment tellement la crise a frappé que même coton Tchad hanana galère. 
Là où je suis choqué gal les cotonculteurs, attendent depuis un an le paiement de leur production pour la campagne précédente…
Allah yi sahid!

Image2

Merci les nassaras

L’Agence française de développement au Tchad gal antona 3,5 milliards de FCFA kalame crise financière haguina qu'ils qualifient de sans précédent.
Ountou depuis quelques temps nass da yantouna gourouss et on en voit pas la couleur da est ce que quelqu'un a des nouvelles de l'argent ?
Parce que mon compte bancaire frole la depression ana koula !

NDJ 2.0

Je vous avais parlé de la semaine numérique qu'ils allaient organiser. 
Bah ils l'ont fait !

Image3


Et ils ont lancés un délire gal ils cherchent le hastag qui va représenter le Tchad sur les réseaux sociaux !
Wesh les gars, mala ga ti kossourou raskou sakit, #Tchad bess et on en parle plus !

Voilà ce qui en est de la semaine.

Elia

Retrouvez moi sur Twitter @SahoulbaE

elia signature II

 

Posté par cherif a à 13:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

jeudi 15 décembre

Leader numérique : billet 1

Leader numérique ? Ca ne veut rien dire. Et c'est pour cette raison que je me revendique en être un. Pour la seule et simple raison que nous en avons besoin dans notre microcosme Web pourri de négativisme. Je suis comme vous, ce pays et ses dirigeants m'exaspèrent, mais je continuerai toujours à plaider sa cause. Dans cet but, j'inaugure une serie de billets thématiques sur les métiers de la communication. Billet 1 : le planneur stragégique. 

 

billet 1

 

J’entame une série de billets hébdomadaire sur les métiers de la communication. Les objectifs de cette démarche sont nombreux, mais voici les 3 principales raisons de cette réflexion :

 

1)      L’envie d’écrire pour alimenter le peu de contenus intelligents produits par les Tchadiens. C’est ma contribution à l’émergence numérique du pays.

 

2)      Apporter une précision qui s’avère utile pour le grand public et les décideurs afin de ne pas mélanger les genres et d’enfin accorder aux pros de la communication la place qu’ils méritent.

 

3)      Pour le passionné des métiers de la communication que je suis, cette démarche prend la forme d’un sacerdoce. Une manière de rendre hommage à l’activité qui me fait vivre.

 

Lorsque je dis que je suis « Planneur stratégique », on me demande ce que cela signifie. Tandis que si je disais, comme tout le monde, « je fais de la communication », personne ne chercherait à en savoir plus. Alors que normalement c’est suite à ce type de réponse très évasive que les questions devraient fuser, tant le champ de la Communication regroupe de multiples métiers.

 

En gros, celui qui affirme, sans autre précision, qu’il fait de la communication,  ne sait pas ce qu’il fait.

 

Planneur stratégique, regard à rebours sur le métier

 

Avant les années 1970, on trouvait dans les agences de publicité deux fonctions principales : le commercial et le créatif. Le métier d’« account planning » est né en 1965 sous la férule de Stanley Pollitt, co-fondateur de l’agence BMP, pour « Boass Massimi Pollitt (devenue dans les années 1980 DDB et rachetée par le conglomérat Omnicom). Ce propriétaire d’agence a imaginé un poste pour traquer les tendances et comprendre les envies des consommateurs (et des marques) afin de mieux aiguiller les créatifs. L’outil principal de ce métier est tout d’abord l’observation. Mais il passe aussi par des analyses menées avec des dispositifs plus précis, tels que les tests, les sondages et autres études marketing. Ce job est donc né de la concurrence de plus en plus agressive sur les marchés américains et britannique. Le champ de compétences de l’«account planner » s’est ensuite élargi (et enrichi) au cours des années avec l’aspect stratégique pour prendre l’appellation « strategic planner ».

 

Les résultats du travail du Planneur stratégique est le support principal des créatifs afin que les campagnes soient le plus proche possible des attentes de la cible. Mais aussi pour donner des arguments tangibles aux commerciaux afin de défendre les positionnements de l’agence auprès des clients.

 

 Le rôle du planneur stratégique et sa position dans un organigramme d’agence, qu’elle soit de publicité, de communication, de marketing, voire même de conseil. Le terme « consommateur » utilisé dans cette organisation peut-être remplacé par « cible ».

planneur stratégique

 

Quelle formation pour être planneur stratégique?

 

Je dirais qu’il faut sortir d’une école de Communication, d’une école de Commerce ou avoir fait des études littéraires (car il faut avoir une belle plume). Mais le Planneur stratégique d’aujourd’hui n’a pas de profil unique. La base en agence ou en entreprise est néanmoins indispensable.

 

Petit rappel : On n’entre pas dans une structure en tant que planneur stratégique, on le devient au fil du temps.

 

Mon expérience personnelle m’a mené de « Media planneur » à « Planneur stratégique ». Formé en école de Communication, par le biais de nombreux stages, au « Media planning-buying » (c’est le métier que j’ai le plus aimé), je suis devenu par la force des choses « Planneur stratégique » lorsque j’ai créé mon agence, FORTIUS Communication. Même si je ne m’étais pas lancé dans la création de ma propre société, c’est sans doute la voie que j’aurais emprunté. Car je suis curieux et aime comprendre le comportement des gens.

 

Les cinq qualités du planneur stratégique

 

1)      Etre curieux des comportements et des tendances

 

Les techniques des publicitaires et autres spécialités de la communication tirent leurs fondements du « behaviourisme », cette partie de la psychologie qui observe le comportement. Cette observation peut se faire de manière très empirique ou à l’aide d’outils « scientifiques ».

 

Il faut aussi connaitre les tendances grand public : musique, cinéma, littérature, politique voire même suivre les évolutions géopolitiques. Tout cela dans le but de comprendre la société dans laquelle nous vivons.

 

Il peut nous arriver de travailler sur des marchés de niches, dans le marketing de luxe ou dans les rapports B2B. A l’instar de l’approche grand public, il faut être prêt à découvrir des « choses » parfois inédites et chercher à les comprendre pour mieux les utiliser.

 

C’est cette qualité que l’on désigne par « avoir de la culture générale ».

 

Pour « humer » la (les) tendance(s), les veilles sur les réseaux sociaux sont à l’heure actuelle les meilleures.

 

Dans le cas spécifique du Tchad, j’aime aller faire un tour sur les différents marchés, devant les écoles ou fréquenter de temps à autres les petites garrottes jouxtant les administrations.

 

2)      Avoir des qualités rédactionnelles

 

Remplir des brief (stratégique ou créatif) n’est pas chose aisée. La précision est de mise car de la compréhension de vos recommandations par les créatifs et les commerciaux dépendront le ton et le contenu des création et/ou des rapports avec le client.

 

Les mots ont un sens. Mais leur compréhension peut varier d’une personne à une autre (selon notre background académique, notre culture, nos lieux d’origine, etc.), voilà pourquoi il s’agit d’être très précis et d’utiliser un vocabulaire approprié à chaque situation. Certes, les réunions peuvent nous permettre de rectifier verbalement certaines incompréhensions, mais il peut y avoir des cas où l’on travail à distance. C’est pour cela que les recommandations du planneur stratégique doivent être rédigées avec la dextérité d’un orfèvre.

 

3)      Avoir un esprit d’analyse

 

Savoir «panacher» le scientifique et l’empirique

 

Obtenir des données (informations) suite à une étude est relativement simple (même s’il faut respecter certains préalables pour vous assurer des résultats fiables). Mais pouvoir analyser rapidement et à bon-escient les datas bruts récoltées et un autre exercice. Il requiert un esprit de synthèse qui doit être pondéré par les observations empiriques décrites plus haut : une interprétation.

 

De cette analyse pondérée sortiront les tendances, les comportements, les modes et moments de consommation des groupes observés, etc.

 

4)      Aimer les tableurs Excel et les présentations Power point

Un graphisme attractif de dashboard (tableau de bord)

 

Ben oui, sur quoi voulez-vous traiter vos chiffres, établir vos projections, rendre tout cela lisible et présenter ces résultats en projection pour le team ? Il y a certes d’autres outils, mais Excel et Power Point sont pour l’instant des incontournables.

 

Pour les cracks...

une interface ms project

 

Les planneurs stratgiques qui gèrent plusieurs gros budgets en même temps utilisent MS Project, un logiciel dont la prise en main est très compliquée. Mais dès qu’il est maîtrisé, il fait des merveilles. Il « suffit juste » d’intégrer les paramètres à mesurer et à tracker et vous profiterez de l’outil parfait pour gérer vos projets A à Z. La seule limite de MS Project est qu’il produit des rapports tristes. Dommage, car la plupart des planneurs aiment donner une touche vivante à leurs présentations en produisant des « Dashboard » attractifs afin que les collègues les lisent.

 

5)      Etre rigoureux, autonome et ouvert d’esprit

 

Rigoureux : Analyser des chiffres et des tendances n’est pas une tâche que l’on peut exécuter sans concentration. De notre travail dépendent beaucoup de décisions (les dépenses d’un un prospect converti en client par exemple)

 

Autonome : Il faut pouvoir vérifier soi-même certaines informations, cela signifie se déplacer, faire du terrain. Ne pas s’appuyer sur d’autres pour avoir des informations que vous pouvez obtenir vous-même. Vous gagnerez du temps, car ce qui est fourni par les autres doit toujours être vérifié.

 

Ouvert : La curiosité décrite ci-dessus doit être accompagnée d’une ouverture d’esprit hors norme. Cela passe par éviter de porter des jugements sur les personnes rencontrées, sur les sujets traités ou sur les situations analysées.

 

En bonus...

Ne pas compter ses heures de travail

 

Les horaires de bureau d’un planneur stratégiques peuvent être : 22 heures (quand cette idée génial qu’on cherche fait tilt dans nos têtes) à 6 heures du matin (parce qu’il faut du temps et des arguments pour la décliner). Ces heures peuvent aussi être passée dans un centre commercial, sur une place publique ou un axe routier fréquenté…juste pour observer et prendre des notes.

Une parodie Don Draper, personnage de fiction, par emarketing.fr

 

Un planneur stratégique qui se contente de travailler de 7h30 à 16h doit avoir au moins 10 personnes dans son équipe support. A moins d’être Don Drapper, je ne vois pas qui d’autre peut se le permettre.

 

Pour terminer, voici une fiche métier qui décrit parfaitement le métier.

 

Chérif ADOUDOU ARTINE

signature blog

 

Posté par cherif a à 18:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

mercredi 14 décembre

Journal d'une Connasse : kirché vs shaham

Après deux semaines d’absence sur le blog, voici le retour du Journal d’une Connasse. Le code pénal, Miss UA, le démon et un match de foot loufoque ont, entre autres, retenu cette semaine l’attention d’Elia. Comme diraient les Kmer : « elle a la gueule hein cette fille ! »

elia connasse

[C'est vrai que j'ai tendance à oublier les péripéties de nos week-end , du coup comme il se passe toujours quelque chose au Tchad , on ne s'ennuie jamais. Ilé chokhol i koun bess donc en tant que bonne patriote chroniqueuse je vous tienne au courant…
Keda ambakir tagdoro tacharbo roufouganekou…
Kane sa’alokou vous vous intéressez à l'actualité de votre pays!
En tout cas khali ma yabgua lokou habitude bess, à croire qu'il y aura deux éditos par semaine. Là c'est à titre exceptionnel !

Après Nguéli, Abéché, ma tandjomo chiya mine douasse wa ?

Nass mato samedi fi Abéché..
Gal affrontements entre éleveurs et agriculteurs.
Ces violences ont éclatés pourquoi?
Kalam djamal qui ont envahi le champ d'un agriculteur.
Non les gars vous êtes sérieux là ?
Y a même pas deux semaines à cause d'un match de foot c'est partie en barbarie, hassa à cause d'un animal!
On vit dans quel pays wa Allah lekou ?

Gal maroguo un nouveau code pénal

<iframe src="https://web.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fweb.facebook.com%2Falhabo%2Fposts%2F10157971776695594&width=500" width="500" height="161" style="border:none;overflow:hidden" scrolling="no" frameborder="0" allowTransparency="true"></iframe>

L'Assemblée nationale aliome, elle a servi à quelque chose apparemment.
Chakholo moukhoum pour nous sortir un nouveau code pénal qui abroge celui de 1967 par 111 voix pour, 1 contre et 4 abstentions..
Ana je veux savoir yatou al gama wara qu'il est contre face aux autres dolda ?
Il va devenir mon héro pour son courage !
Enfin bref dans ce nouveau code pénal on va retenir deux choses :
Number one : le ministre de la Justice, Hamid Mahamat Dahalob, galké « à cause des conventions internationale que l'Etat a signé, banate ma yogdoro yakhoudou à moins de 18ans maintenant », parce que retenons que avant c'était 16 ans l’âge légal ..
Donc inti en tant que ministre de la Justice fallait que l'international t'explique que ce n'est pas logique qu'une fille se marie à moins de 18ans ? Adjab.
Souba narr yakhay !
Secondo : Quand l'homosexualité passe du stade de crime à un délit, doit-on comprendre par-là que les chamarikh reffoulés du gouvernement ont pris le pouvoir ?
Ana je ne suis pas prête encore pour des manifestations du genre « mariage pour tous » au Tchad. Ma talabo be aguili, ana waydé wo miskiné.

Le football est en train de décéder

Un commentaire sur Facebook

Apres le fameux match kirché contre chaham..
D'ailleurs dahaba ambala ley!!
Cette bande à toto bala heb ils ont porté un maillot avec la publicité de Egyptair. Adab ke ma indoukou chiya wa?
Enfin bref ils nous ont préparé psychologiquement à la mort du football tchadien kafara, vu que l’ancien bureau de la Fédération tchadienne de Football est maintenu..
Le concept de nouvelle génération da, ils ont pas encore compris je crois !
Mata yi khalou place ley jeune dol ?

Made in China

Ta arfou qu'on avait un ministre de la Santé publique ? 
Apparement oussouma Assane Nguéadoum, il vous a fait un business avec les Jackie Chan ..
Gal "Au regard de la composition et de la qualification des douze membres de la douzième mission médicale, ce protocole d'accord de coopération répond parfaitement au souhait et à la préoccupation constante du gouvernement de renforcer la disponibilité des services de soins de qualité dans les formations sanitaires du pays".
Monsieur le ministre test les médicaments toi-même d'abord et après on te suivra dans ton délire.
Ma temchi ti djiba léna des aspirines à base de molécule hana kelib !

C'est le marabout de qui, qui a commencé à travailler ?

Apres le scandale de Enoch voilà que la moto d’un pasteur part en fumée avec ses documents..
Al radjil gal "c'est l'acte du diable"..
Akhoui sache que ton frère a énervé les gens donc fatich lek alfaki pour te protéger bess !

Roungoula roungoula, rougouless

Donc d'après le magazine le monde gal mamie Elisabeth a envoyé ses services secrets pour mettre sur écoute le ministre des Affaires étrangères et des personnalités missionnées au compte de l'ONU et de l'Union africaine..
À force de mettre des gens sur écoute da voilà vos bosses de l'occident aussi vous surveillent 
Moi je dis ça je dis rien..
Adjouss di ma tagdar tagode bakane wayde, hana ke chounou ? C'est pas elle notre pays colonisateur à ce que je sache !

Buzz de l'inconnue du week end

https://www.instagram.com/uman.s/

Elle est sortie de nulle part, gal ma inda facebook ni twitter wo fakata lokou instagram depuis qu'elle a gagné pour que vous voyez à quoi elle ressemble..
Maïmouna Youssouf, alias la grande gagnante de miss Union Africaine.
Elle a suivi les pas de tonton Deby…
Maintenant on a le président de l'Union Africaine et on a la miss de l'Union Africaine, fadal ilé Moussa Faki kane raté election hanaya da, chemitine wayd ni chemite lo da, Allah bess ya arfa.
Bref donc quand je vois que miss Union Africaine a été organisé en France à Paris da mala ni fouka achimi batane fi camerounais anana dolda ?
Quitte à être colonisé soyons colonisé par des africains koula akher léna ! ]

Bonne semaine à vous.

Elia 

Retrouvez-moi sur Twitter @SahoulbaE

elia signature II

Posté par cherif a à 11:19 - Commentaires [0] - Permalien [#]

lundi 21 novembre

Journal d'une Connasse : Marrakech express !

Elia revient sur les faits d’actu de la semaine écoulée au Tchad. Une Mariam Mahamat Nour pas très en forme, un édile adultérin zigouillé, une opposition qui s'oppose toujours aussi mollement ou encore l'aller/retour du PR au Maroc sont les faits principaux du journal de cette semaine. Une actue morne mais réhaussée par une impertinence toute féminine...                                                    

Une des affiches du film

 

#Tchad ya tchad hiya ! On ne choisit pas son pays hein. Cette semaine on a eu droit à la série spéciale politique de l'année…
Comme toutes séries, il y a un début. Tout a commencé par l'épisode 1 le lundi…

Laissez nos 40° tranquilles

Le chef président en exercice de l’Union africaine macha lundi fi Maroc (Marrakech) pour défendre les intérêts africains et tchadiens devant une centaine des chefs d’Etat à la COP 22, une réunion de haut niveau sur le climat.

Quand le chat n'est pas là les souris dansent: Ambakirta bess guabal, il n’a pas fait long feu est revient à N’djaména dans un contexte tendu.

C'est là que ça devient intéressant en deux jours il y a eu un bordel… Le gouvernement a désamorcé jeudi l'examen d'une motion de censure déposée par l'opposition quelques heures avant un meeting prévu dans l'après-midi à N'Djamena malgré son interdiction par les autorités.
Comme l’explique le quotidien français à tendance catholique, La Croix, le ministre de l’Intérieur gal cette marche était de « nature à perturber l’ordre public, déstabiliser la population et intoxiquer l’opinion publique nationale et internationale ».
Nass international t'ont demandé de les impliquer dans ta galere wa?

Gangsta life – Episode 2 de la série politique

Al opposition ma simio kalame gouvernement et ils ont donné rendez-vous aux militants au stade d’Abena dans le 7e arrondissement de N’Djaména. Là vous vous demandez « pourquoi ? » : houmame gal c'est pour appeler à l’indignation par rapport à la crise sociale qui touche le pays.

On est face à une armée qui sait tirer, mais qui ne sait pas contenir une manifestation, donc korobo plusieurs militants d'opposition alors qu'ils tentaient de faire une parade après l'interdiction d'un meeting interdit par les autorités.
Et bien sûr, l’opposition a demandé vendredi la libération de ses chefs de file.
#FinDuGame !
Fin de la série politique.

Au Tchad, les fous prennent de meilleures décisions que les gouvernants

Plus de 1000 présumés Boko Haram tchadiens se sont rendus à l'armée. Le préfet de la région du Lac-Tchad (ouest) a indiqué lors de l'émission "Newsday" de la BBC que ces présumés combattants ne seront pas détenus, mais auditionnés par les autorités du Tchad avant de rejoindre leur famille.
Ma akher lokou…?

Le délire des hommes en toges

Eux ils commencent vraiment à me saouler 
Les magistrats annoncent avoir durci la grève entamée dama gal ils vont reconduire leur grève sèche pour un mois sur toute l'étendue du territoire. 
Simita fi RFI un prisonnier galké "La justice ne travaille pas, les magistrats sont en grève.
Il faut donc le libérer parce qu'il n'y a pas de justice au Tchad". 
Mouchotine da mdrr ..

Donc on a les moyens de faire de l'humanitaire sey ?

Selon Mamadou Dian Baldé, représentant adjoint du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), notre hospitalité tchadienne fait de nous le deuxième pays d'accueil de réfugiés sur le continent africain, iyoooo zen.

Wallaye on a vraiment des problèmes de tous genres au Tchad

Un groupe d'associations de la société civile demande l'abolition de la peine de mort.
En bref la peine de mort a été officiellement supprimée du code pénal tchadien en 2014, mais elle a été réintroduite en août 2015 à travers une loi spéciale, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
Nodjitoloum Salomon, coordinateur de la Coalition nationale contre la peine de mort au Tchad, gal : "l'argument de la lutte contre le terrorisme n'est pas valable."
Inti tu sais si ils t'ont pas demandé ton avis au début ce n’est pas maintenant que ton avis va compter mais je suis de tout cœur avec toi.

Punchline de la semaine

Mariam Mahamat Nour ne croit pas à la candidature de Moussa Faki.
Notre Ministre de l’Economie et de la Planification du Développement ma ta khafé Allah, galké : "Je me bats pour que les Tchadiens soient employés  dans les organisations internationales. Mais quand on présente les CV des Tchadiens face aux Ouest-Africains,  il n’y a pas Match."
Bess quelqu'un a débarqué de nulle part ley yi sida la khachima !
Merci Amine Idriss Adoum, il m'a tellement fait plaisir avec ce qu'il lui a répondu:
"Nous avons certes un déficit de formation dans notre pays mais pris individuellement, les Tchadiens ne sont pas moins compétents ni moins solidaires que les autres Africains."

Fait divers de la semaine

Le Maire de la ville de Pala, Abdoulaye Daba Gong Balet,  assassiné dans la nuit de jeudi à vendredi pour, tenez-vous prêts,…ADULTERE !
Comment voulez-vous obtenir le respect du peuple si on vous tue pour une telle raison Allah lekou wa?

Tristesse de la semaine

La députée Aziza Baroud remplacée par le député Acheikh Abakar.
Donc au Tchad quand tu dis la vérité bess on te dégage.

Pendant ce temps...

On a eu les primaires de la droite en France.
Et vous avez sarkozy Game Over. Kalama kamal miskine !

Sur ce, bonne soirée à tous.

Elia

Retrouvez-moi sur Twitter @SahoulbaE

elia signature II

 

Posté par cherif a à 17:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,